Introduction
Comme on le sait, les phénomènes de Gravitation sont interprétés par la théorie de la Relativité Générale qui en rend compte avec une extrême précision . La Relativité est une théorie axiomatique qui repose sur plusieurs principes dont celui de la continuité qui est inscrit dans son formalisme, ce qui rend celui-ci incompatible avec la Physique Quantique . Deux grandes études (très pratiquées) ; les Boucles et les Cordes tentent d’établir le lien, sans succès achevé malgré leur ancienneté, toutes deux reposent sur une possible granularité de l’espace et ses constituants dans des ensembles mathématiques complexes . Nous voulons montrer ici qu’il est possible d’envisager une théorie de la gravitation à partir de notions physiques très simples dérivant de la mécanique la plus classique . Ceci est obtenu en formulant directement l’hypothèse d’un Espace physique constitué par un fluide quantique (à l’image d’un condensat de Bose-Einstein) ; c’est-à-dire par des « corpuscules » insécables ; les quantums fondamentaux (QF) bien définis, de masse nulle, d’énergie et de dimension infinitésimales et dotés de propriétés coopératives liées à leur qualité de vibrateurs . Nous verrons qu’un tel point de vue peut expliquer les principes sur lesquels repose la Relativité, d’en retrouver les apports, mais aussi permettre d’appréhender le caractère quantique de la force de Newton et jeter un peu de lumière sur ces « objets noirs » qui sont le reflet de notre ignorance .
Hypothèses de base
Comme tout fluide quantique qui peut être traité comme un condensat, notre espace physique présente plusieurs phases distinctes, au sens thermodynamique du terme et selon l’état dynamique et interactif des QF .
La première phase est un état de mouvement ordonné, collectif et périodique des QF dans une zone microscopique de l’espace, elle prend la forme de vortex dans le condensat . Cette phase correspond à la matière et à l’énergie dites « ordinaires » , on peut aussi la qualifier d’état d’excitation local du fluide pour constituer une particule élémentaire . Cet état est gouverné par l’électromagnétisme (annexe 4), il présente une entropie minimale .
La deuxième phase est, en partie, conséquente à la première ; c’est la phase « gravitationnelle » constituée par des QF soumis à des déplacements microscopiques désordonnés (mouvements Brownien), ce qui confère à l’ensemble un caractère statique aux échelles macroscopiques, dans un état d’entropie maximal .
Enfin la troisième phase, à l’inverse des deux premières, n’est pas une phase totalement collective; les QF qui la constituent sont quasi libres de déplacement à l’image d’un gaz réel, il s’agit donc d’une phase dynamique sans inertie que nous identifierons à l’énergie noire .
Ces trois phases sont interactives et en équilibre, elle cohabitent à un même endroit selon une pondération spécifique, ce qui implique des relations de continuité et d’équilibre au niveau de leurs limites. Les deuxième et troisième phases constituent le Vide . Comme l’énergie d’un QF est une constante, quelle que soit la phase, la densité d’énergie du vide est toujours mesurée par une fonction scalaire qui est le nombre de QF par unité de volume .
Notre deuxième hypothèse est la définition du graviton ; celle-ci provient de l’équilibre entre une particule élémentaire (phase 1) et la phase 2 du vide ; nous supposons que cet équilibre entre les deux phases repose sur l’échange périodique d’un module d’action (h) du à l’absorption d’un QF du vide par la particule . L’intervalle de temps entre deux échanges est égal à la période du mouvement de cette particule . Cette réaction provoque un déficit de QF qui se propage dans la phase 2 de proche en proche et selon une onde solitaire de période identique à celles de la particule ; c’est le graviton . L’onde du graviton est une onde « libre » , tout comme celle du photon, elle se déplace à la vitesse c , les gravitons ont tous la même impulsion (muoc) qui caractérise leur aspect corpusculaire . Nous verrons que le champ gravitationnel est mesuré par le flux de gravitons qui dépend, lui-même, de la densité d’énergie de la phase 2 ; cette énergie est, en fait, l’énergie gravitationnelle attachée aux corps massiques .
La grandeur « temps » garde ici sa désignation classique, mais la mesure et les effets de cette grandeur sont dépendant du champ gravitationnel, comme nous le verrons .
Ces hypothèses ne peuvent être justifiées que par leur conséquences sur l’interprétation de la gravitation, il n’en demeure pas moins que les théories en vigueur des fluides quantiques (condensats , Hélium super fluide … ) ainsi que certains éléments de la théorie des boucles puissent supporter l’interprétation très simple (mathématiquement et dans sa représentation) que nous donnons ici .
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